Mots-clés : biotech noires – sécurisation des données – réglementation – open science – informatique – modélisation – services

Publié Biotech Info N° 564 du 19/09/12

Répondant à la fois à un besoin de sécurisation des données de plus en plus fort et à une réglementation toujours plus drastique, la société Shazino issue de l’incubateur lyonnais Créalys propose une plateforme technologique innovante combinant un cahier de laboratoire électronique sur tablette tactile à un service Internet de travail collaboratif inédit.

« Notre leitmotiv est la protection et la valorisation des résultats expérimentaux issus des laboratoires de R&D dans le respect des directives internationales » explique Julien Thérier, Président fondateur de Shazino, doté d’un doctorat en biologie et d’un mastère spécialisé de l’ESSEC/Telecom Paris.
La plateforme de partage des données répond à deux besoins bien identifiés : tracer l’ensemble des réactifs dans un laboratoire (de sorte à réapprovisionner les stocks automatiquement) et collecter l’ensemble des données relatives à tel ou tel travail de recherche. « Outre la gestion des stocks et du cahier de laboratoire, nous travaillons également à la conceptualisation de la recherche en biologie dans un objectif de modélisation » précise J. Thérier. La plateforme est ainsi déclinée de deux manières : une offre «Enterprise» qui relève d’une personnalisation Ad hoc de la plateforme d’échanges entre les collaborateurs de l’entreprise en fonction des besoins, et une offre « Team » basée sur le Cloud computing. Cette dernière se conçoit comme un espace de partage des données, et potentiellement de leur valorisation pour les groupes académiques.
Avec des services accessibles par abonnement ou en offre sur mesure pour les centres de recherche académiques et les entreprises de biotechnologies ou les laboratoires pharmaceutiques, Shazino ambitionne de devenir la référence en matière d’Open Science, notamment dans le domaine de la biologie. « Nous disposons de la plateforme de gestion de données expérimentales la plus innovante du marché » assure J. Thérier, rappelant que le traditionnel « cahier de laboratoire » est devenu désuet et inadapté face au défi du stockage, de l’archivage et de l’organisation des données utiles générées par la pléthore d’informations disponibles. Approche éthique : le partage de la connaissance ne sera pas payant, tandis que la gestion des données pour un projet confidentiel le sera.

Nathaly Mermet