Zoom sur les zones humides avec Hydrorestore

 

Publié dans BioEnergies n°6 du 16 Mai 2012

 

Mots-clés : biotech jaunes – hydrobiologie – environnement – bioindicateurs – phytoépuration – zones humides

 

Issue de l’incubateur lyonnais Créalys, Hydrorestore s’affiche sur deux volets : l’hydrobiologie pour l’analyse des cours d’eau et la « notation » de la qualité des zones humides.

Les deux jeunes associées co-fondatrices de la société Hydrorestore il y a tout juste trois mois sont unies par un leitmotiv : agir pour la préservation des milieux aquatiques. Et leur stratégie repose pour ce faire sur deux piliers : des prestations d’analyse biologique adoptant des méthodes normalisées d’une part, et la transposition de ces dernières par ailleurs à l’évaluation de la qualité des eaux des zones humides. « Celles-ci sont particulièrement importantes pour l’épuration puisque situées en tête des bassins à l’origine des cours d’eau » rappelle Marine Schmitt, responsable technique de Hydrostore, pointant que paradoxalement ces zones sont les grandes laissées pour compte des programmes de surveillance de la pollution des eaux.

Un marché attractif

D’ici 2015, la Directive Cadre Eau (DCE) imposera au niveau européen le bon état écologique de toutes les masses d’eau, comprenant autant les lacs, les cours d’eau …que les zones humides. Aussi les appels d’offre en matière d’analyse biologique de ces masses d’eau fleurissent, émanant des collectivités, mairies, conseils généraux ou régionaux, agences de l’eau (etc.) ouvrant un marché certes concurrentiel, mais suffisamment large pour mobiliser nombre de bureau d’études. « Nous répondons aux appels d’offre à notre dimension au niveau local et intervenons en sous-traitance pour des bureaux d’étude de taille plus conséquente » explique Kelly Blond, responsable commerciale de la société. «Par exemple actuellement pour un client en hydrobiologie, qui est aussi un concurrent, mais qui ne maîtrise pas la méthode normalisée pour déterminer l’IBD* » confie t-elle. La démarche de Hydrorestore est en effet d’utiliser des espèces animales et/ou végétales comme indicateurs du niveau de pollution des eaux analysées, et la société maîtrise en particulier les méthodes normalisées pour la détermination de l’IBD* et de l’IBGN**, permettant d’obtenir une évaluation de la qualité biologique globale des eaux courantes. La traduction finale du résultat est l’établissement d’une note globale sur une échelle de 0 à 20, correspondant à la meilleure qualité biologique du milieu.Deuxième volet de son activité, Hydrorestore a pour ambition la mise au point d’un outil de bioindication dédié aux zones humides. Ce en collaboration avec le laboratoire ISTHME (Image Société Terre Homme Mémoire Environnement) de l’UMR CNRS « Environnement, Ville et Société » (EVS) à Saint-Etienne.

Bio-indication

« Il n’existe actuellement aucun outil pour évaluer leur qualité, mais il y a impérativement besoin de protéger les zones humides qui sont en train de disparaître » affirme M. Schmitt. L’orientation est donc de développer un outil diatomique spécifique aux zones humides transposé de l’IBD, largement adopté pour l’évaluation de la qualité des autres masses d’eaux (rivières, lacs, étangs) pourtant dotées de nombreuses autres espèces permettant de déterminer la qualité environnementale.  « L’intérêt des diatomées pour les zones humides est que ce sont des êtres microscopiques qui ont juste besoin d’eau et de lumière, et qui sont ainsi les seuls bioindicateurs pertinents et fiables dans des zones où les conditions sont extrêmes, dépourvues en oxygène et très acides »  explique t-elle.

Par ailleurs membre du réseau Aquatiris,  le bureau d’étude Hydrorestore prône des systèmes de phytoépuration pour un assainissement écologique et durable, et a la capacité de proposer la réalisation des dossiers techniques pour leur mise en œuvre (plan masse et situation à partir de relevés et sondages sur place).« La préservation de la ressource en eau tout en amont de la chaîne est un enjeu environnemental, économique, social et sanitaire majeur » insiste K.Blond, soulignant l’expertise et la volonté d’Hydrorestore en la matière.

 

* Indice Biologique Diatomées

** Indice Biologique Normal Globalisé

Nathaly MERMET

 

 

FICHE D’IDENTITE

 

LIEU : Saint-Etienne

CREATION : Février 2012

SPECIALITE : Evaluation de la qualité biologique des eaux courantes

CA visé pour 2012 : 55K€ (100K€ pour 2013, 150K€ pour 2014)

EFFECTIF : 2 personnes 

CONTACT : Marine SCHMITT (06 63 06 56 29) / Kelly BLOND (06 77 49 14 18) Tel : 04 77 91 57 16

Site internet : www.hydrorestore.fr